Qu’est-ce que le J3F ?
“J’ai compris que quand on nous fait du mal, il faut le dire à la maîtresse.”
Olivier, 8 ans

Le Jeu des 3 figures
Le J3F, ce qu'il est
J3F est une forme d’activité théâtrale qui a pour objectif de permettre à des enfants partageant des expériences communes dans leur vie quotidienne de découvrir et d’expérimenter de nouvelles possibilités relationnelles dans un chevauchement de leurs aires de jeu respectives.
Il est totalement en accord avec les programmes de 2015 qui prévoient dans la partie trois: « une école où les enfants vont apprendre ensemble à vivre ensemble ». Il y est précisé que chaque enfant doit pouvoir « se construire comme personne singulière au sein d’un groupe, (…) à travers les situations concrètes de la vie de la classe, une première sensibilité aux expériences morales (sentiment d’empathie, expressions du juste et de l’injuste, questionnement des stéréotypes…) ».

Vidéo réalisée au Collège Pierre Alviset 75005 - Paris / 2015
Le J3F, ce qu'il n'est pas
Le J3F n’est pas une activité « expressive ». Il ne s’agit pas d’encourager le jeu libre, mais au contraire de poser des repères pour inciter les enfants à explorer des postures identificatoires multiples, alors que beaucoup d’entre eux se sont déjà fixés dans une posture identificatoire unique – notamment d’agresseur ou de victime.
Le J3F n’est pas « faire du théâtre ». Il ne s’agit pas d’interpréter une œuvre ou un personnage, mais de vivre une expérience collective qui permet de réintroduire de la flexibilité dans les relations par une mise en œuvre de différentes formes de symbolisation, et par la confrontation à différents rôles.
Le J3F n’est pas du jeu de rôle. Le jeu de rôle fait une large place à l’improvisation. Au contraire, dans le J3F, les actions, les phrases et les émotions liées aux situations sont précisément fixées avant que les volontaires ne commencent à jouer.
Le J3F n’est pas du psychodrame. Il n’y a aucune forme d’interprétation : les enseignants ou les éducateurs sont invités à ne faire aucun commentaire, ni sur le sens des histoires construites puis jouées par les enfants, ni pour « juger » la prestation des enfants, quand bien même ce serait avec l’intention de la valoriser.